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 פרשת וירא

 

 

 

La Parachat Vayera débute par la description détaillée de l’accomplissement par notre Patriarche Avraham de la  prescriptions considérée comme l’une des plus importantes par la Torah : l’hospitalité. La mitsva de הכנסת אור חים celle qui consiste à accueillir et à recevoir en notre demeure des invités, est extrêmement louable et qualifiée de noble par la Torah.

Selon les enseignements de nos Sages, la personne d’Avraham incarnait à elle seule la החסד מדת , l’Attribut de Bonté, dont la réalisation concrète aboutit à l’accomplissement de l’exigence d’hospitalité. En effet, le Midrach nous relate la façon dont la tente d’Avraham, ouverte aux quatre vents, faisait office d’auberge pour les voyageurs qui, exténués par une longue marche dans le désert, y trouvaient de quoi se restaurer, se désaltérer et pouvait aisément s’y reposer. Les visiteurs y recevaient l’accueil chaleureux qui leur permettait de reprendre des forces avant de reprendre leur route.

Si l’hospitalité était la qualité que possédait Avraham en tout temps et en tout lieu, pourquoi la Torah nous décrit-elle cette qualité uniquement lors de la visite à ce dernier par les Trois Anges ? N’y avait-il pas d’autres occasions dans la vie du Patriarche où cette merveilleuse qualité aurait pu être exposée ?

La réponse à cette question nous permettra de tirer une leçon pour l’accomplissement de l’ensemble des Commandements divins.

Comme le rapporte Rachi dans son commentaire sur le premier verset de cette Paracha, le jour de la visite des trois personnages se déroule le troisième jour suivant la circoncision d’Avraham et de tous les hommes de sa maison. D... Lui-même était alors venu rendre visite au malade. Ce jour est particulièrement difficile compte tenu de la douleur occasionnée par l’opération ainsi pratiquée. Il est donc possible d’imaginer la souffrance qu’endurait une personne à l’âge avancé lors d’un tel moment. Or, cette difficulté n’a pas empêché le premier de nos Patriarches de courir à la rencontre de ces voyageurs et de leur apporter le gîte et le couvert ainsi que tout le confort nécessaire à leur repos. Le souci d’autrui avait pour Avraham une importance capitale. La conviction profonde que possédait le Patriarche à propos de cette injonction divine lui a permis de réaliser son action de la manière la plus complète. Pour lui en effet, l’hospitalité était une valeur à laquelle aucune situation, même physiquement difficile, ne permettait de déroger. Cette réaction, qui va consister pour Avraham à délaisser la visite du Tout-Puissant pour s’occuper de ses invités va permettre au Talmud de conclure dans le Traité de Chabbat que « l’exigence d’hospitalité a plus de valeur que la réception de la Présence divine ». Il est alors aisé de comprendre l’enseignement du Baal chem tov qui, vantant les mérites de l’application concrète de la mitsva de הכנסת אור חים, affirme que l’exigence d’hospitalité doit être réalisée à tout prix.

L’accomplissement par Avraham de ce commandement divin dans une situation qui aurait pu lui permettre de s’en exonérer permet logiquement de nous encourager à réaliser, de la même manière, les injonctions divines qui se présentent à nous de manière quotidienne. Même si certaines situations pourraient, de par leur caractère difficile, nous dissuader de mettre en pratique tel ou tel commandement divin, le souvenir de cet acte charitable réalisé par Avraham alors qu’il était souffrant, doit nous inciter à réaliser des efforts toujours plus grands pour avoir le mérite d’accomplir un nombre toujours croissant de mitsvot, quelles que soient les aléas que la vie nous impose.


ACI EZRAT A HIM